Au départ, j’ai pensé que c’en était fini de moi. Warteloo !

J’allais mourir dans d’atroces souffrances, ils étaient partout autour de moi, partout autour de nous, ils arrivaient de toutes parts, ils n’en finissaient pas d’arriver, nous les entendions tous, tous les jours un peu plus. Mes congénères dans leur océan de poche étaient totalement paniqués. Bien plus que moi, bien évidemment, je me dois de montrer l’exemple, surtout devant Joséphine, ma petite étoile de mer bleue.

Parfois, il nous semblait qu’ils étaient partis, nous ne les entendions plus pendant un, deux jours de suite. Nous nagions alors dans le bonheur, tout heureux de notre quotidien retrouvé.

Et puis non, ils revenaient me terroriser, nous terroriser de 8h à 17h tous les jours.

Cette période d’intimidation a commencé il y a plusieurs mois, et j’avoue ne pas savoir ce qui est le plus dur entre la violence de leurs attaques, ces périodes de répit qui nous faisait entrevoir le paradis, et l’impossibilité en ce qui me concerne de me souvenir de l’aspect monstrueux du danger. Il faut dire que ça faisait longtemps que je ne l’avais pas croisé.

Finalement, à l’abri de mon rocher, je crois que j’ai fini par m’habituer. Après être allé à la pêche aux informations, une rumeur prétend qu’il ne s’agit pas de la fin de notre existence, mais d’un mal pour un bien, de modifications bruyantes pour améliorer notre environnement.

Je n’y crois pas vraiment – mieux vaut être prudent.